Quelle étagère

… Atteinte du syndrome de la page blanche !!  J’écris, je jette, je déchire, je rature, j’ouvre mes carnets, mes formats numériques, j’envoie à la corbeille …  Je tente de me ressourcer afin de me  permettre d’évacuer les tensions et de revigorer mon inspiration! 

J’ai bien pensé à une brève carnavalesque, étant récemment  adoptée Granvillaise , enfin en tout cas une partie de moi, laquelle je ne saurai vous dire ? J’ai pu vivre durant ces festivités une expérience palpitante et très chaleureuse !  Le  temps s’est arrêté, les normes ce sont dévergondées.  Accueillie par une équipe de fous bienveillants qui m’ont  fait vivre des moments d’exception ! Le bémol de cet épisode est  la descente ! Comme tout moment de sevrage, cela est beaucoup moins  convivial! Mieux vaut  s’écarter des artères coronaires !  

Après une discussion avec un enfant, telle une huluberlue,  m'est venu l’envie d’écrire sur l’étagère de la cuisine : que vivait-elle depuis son emménagement ? L’étagère de la cuisine dédie sa vie aux ustensiles, aux couverts, à la radio et aux propriétaires chez qui elle s’installe.  Vêtue d’une robe en bois  simple,  couleur nature, assez souple, deux grandes vitres charmantes d'un bleu azur et un tiroir à en faire pâlir plus d’un autre meuble!!  Elle observe des moments intimes, témoin de la vie quotidienne, de discussions classées secret-défense! L’étagère  palpite !!  S’est-elle amourachée de la cafetière bleue indigo ? J’ai remarqué  que le bruit de son moteur ronronnait fortement, que l’étagère marquait un penchant assuré à tribord ! 

Elle a ses humeurs parfois, elle en a ras les vis de tout porter et elle se rebelle.  J’ai retrouvé mes bouquins de cuisine éclatés près de la poubelle tandis que  la radio tournait... pas muets parfois nos compatriotes ! Je lui ai demandé à l’avenir d’être plus douce ! Vous comprendrez que j’éviterai toute allusion concernant la salière et la poivrière !  Je  ne souhaite pas manger trop iodé… La vie ne manque pas de sel, pas besoin d'en rajouter!! Tu me diras un peu de tabasco en ce moment ne serait pas du luxe !  Nous ne sommes plus à une épice prêt !

Puis Skype : il fait mon bonheur et ma tristesse, le jour et la nuit, l’intensité et le vide !!! J’aime et je n’aime plus!  Vient ensuite Facebook … , face de plouc : toi qui m’informes que tu vas faire tes besoins. Face à face : toi et moi sur mon ordi. L’humain que je suis face à rien : face au numérique « numérien »!!. Face à tout : face au monde en ébullition, aux infos fourre-tout. Face de bouc :  je me mélange, moi le mouton et toi le berger, j’imagine que la prairie est verte et cela me fait rêver. Face au net pas net, c’est certain nous ne sommes pas clairs et nets ! Face aux nouveautés : je découvre, je m’informe … Facebook forever…  ça m’est tombé dessus comme le Port-Salut ! Je ne peux plus vivre sans touaaaaaaa , oh my God !!

Euh… Sinon dans quel « état-gère »???

Bah, c’est quoi cette question de placard démodé !!

Je vais super bien, j’ai claqué la porte à toutes les tasses percées, puis j'ai rangé les assiettes et fait du tri dans les couverts. J'ai aussi viré les vieux torchons et dégraissé la serrure. Je ferme à triple tour au cas où un bouc s’approcherait pour déposer un vieux plat de môman !! 

Enfin,  merci aux doigts de fées qui nous massent le cuir chevelu dans ces moments, comme Merlin l’enchanteur donne un coup de baguette magique !! J’aime ! Shiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii comme dirait la bouilloire !

Et vous, « lecteurs », j'aimerais bien savoir dans quel étage vous avez géré les quinze derniers jours...

Bonne  semaine à venir !! Face to Love !!  

          Nina Solal 

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